Partager l'article ! Dossier vélo-histoire: le passé cycliste angevin, 1ere partie: En ce premier dimanche de septembre, ils étaient nombreux, les Angevins, à cé ...
En ce premier dimanche de septembre, ils étaient nombreux, les Angevins, à célébrer la fête du vélo, dans la petite commune de la Membrolle sur Longuenée. Une fête
qui atteste de la l'imprégnation du sport cycliste dans cette partie du Maine-et-Loire. Plus qu'ailleurs? Peut-être pas... Seulement, le présent fait parfois ressortir des héritages appartenant
au passé.
Et c'est bien le passé angevin en matière de cyclisme qui distingue la capitale de l'Anjou de ses villes concurrentes. Dans le dernier quart du XIXeme siècle, un journaliste du magazine
vélocipédique La Vie au Grand Air, n'hésite pas à hisser la cité du Roi René au statut de "capitale nationale de cyclisme", un titre qu'elle partage avec Bordeaux et Grenoble. Faut-il expliquer
cette maturité par la prise en compte des bienfaits de la petite reine par les pouvoirs publics? Certainement pas. Si les premières courses vélocipédiques, qui ont lieu dès 1875 autour de la
place du mail, sont soutenues (sans plus) par la municipalité angevine, les années d'après-guerre sont synonymes d'une léthargie qui ne caractérise pas seulement la prise de position des
pouvoirs locaux pour le cyclisme. La ville, qui a souffert, comme les autres villes, de la conscription et du départ de ses athlètes, ne brille pas par l'excès de subventions accordées aux
sociétés sportives en tout genre.
Le vélodrome de la rue Montesquieu est un
lieu phare du cyclisme à Angers. Une infrastructure qui montre l'influence historique de la petite reine sur la capitale de l'Anjou
La presse sportive, bien ancrée dans les années 1920 dans la capitale de l'Anjou, dénonce fortement cette prise de position réservée. Cette presse, d'ailleurs,
influencée par le dynamisme du Petit Courrier et de son célèbre rédacteur sportif, Victor Dauphin, joue le rôle d'organisatrice d'évènements cyclistes. Elle incite également les angevins
à subventionner le projet de construction du vélodrome d'Angers en 1922, qui existe toujours aujourd'hui. C'est le temps où Moulin fait les beaux jours du sport angevin. Les deux clubs cyclistes
de la ville, le MVDA (Moto Vélo Doutre Angevin) et le Véloce Club, fusionnent. Seulement, Angers, qui a connu le faste des arrivées de la Grande Boucle avant-guerre, perd son statut de ville
de cyclisme.
Prochain épisode: les grands noms du cyclisme angevin
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