Partager l'article ! Mondiaux sur route: une sélection française bien équilibrée: Difficile de parler de réel équilibre pour qualifier une équipe de France qui ...
Difficile de parler de réel équilibre pour qualifier une équipe de France qui ne comportera que six éléments à Mendrisio (Suisse). La faute à un classement UCI arbitraire, pour certains. Le débat
n'est pas forcément d'actualité et le nouveau sélectionneur tricolore, Laurent Jalabert, très présent auprès des coureurs concernés par cette sélection, a bien compris qu'il faudrait i avec.
En ce sens, à défaut de jouer sur la quantité, la délégation française devra jouer la carte de l'opportunisme. C'est pourquoi l'ancien numéro 1 mondial a privilégié la motivation au talent pur.
Un choix qui semble, compte tenu des circonstances, parfaitement justifiable et en parfaite cohérence avec les six noms retenus cette année.
Pierrick Fédrigo sera le principal atoût de l'équipe de France
Car, avec trois coureurs en moins qu'à l'accoutumée, il n'était pas question de négliger le moindre critère de sélection. Un Mondial, c'est d'abord une course en circuit, exercice
particulier qui nécessite la maîtrise du placement et un sens aiguisé de la course, auxquels on peut ajouter une bonne dose d'altruisme. Trois des six retenus correspondent parfaitement à ces
premiers critères: le porteur du maillot tricolore, Dimitri Champion, vainqueur à Saint Brieux d'un championnat de France disputé....sur circuit; Christophe Riblon, très en vue également en terre
bretonne; et Pierrick Fédrigo, vainqueur sur le fameux tracé de Plouay en 2008, et second encore cette année. Pour ces trois-là, le choix s'explique autant par l'évidence du talent (Fédrigo) que
par le profil même de ces coureurs, en adéquation totale avec la topographie du circuit helvète.
Dimitri Champion portera un autrre maillot national, fin septembre
Pour les trois autres, l'expérience, la force et la forme du moment suffisent à expliquer le caractère inévitable de leur sélection. Un Sylvain Chavanel désormais bien ancré dans le costume de
leader du cyclisme national. Ajoutez-y un Thomas Voeckler plein de panache, capable de coups d'éclats, et un Christophe Le Mével dans la lancée de son très bon Tour de France, et vous obtenez
une plus homogènes, où chacun est capable de se glisser dans un coup. Car tous ou presque disposent d'une bonne pointe de vitesse. Idéal dans un petit groupe qui parviendrait à se
détacher.... Alors, la France à six, un mal pour un bien? Oui et non. Il est indéniable que le nombre fait parfois la force. Or, la France à neuf, ces dernières années, n'a pour ainsi dire jamais
pesé sur le déroulement de la course. En Suisse et à six, elle pourrait bien jouer les trouble-faits
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