Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 19:53

En ce premier dimanche de septembre, ils étaient nombreux, les Angevins, à célébrer la fête du vélo, dans la petite commune de la Membrolle sur Longuenée. Une fête qui atteste de la l'imprégnation du sport cycliste dans cette partie du Maine-et-Loire. Plus qu'ailleurs? Peut-être pas... Seulement, le présent fait parfois ressortir des héritages appartenant au passé.

Et c'est bien le passé angevin en matière de cyclisme qui distingue la capitale de l'Anjou de ses villes concurrentes. Dans le dernier quart du XIXeme siècle, un journaliste du magazine vélocipédique La Vie au Grand Air, n'hésite pas à hisser la cité du Roi René au statut de "capitale nationale de cyclisme", un titre qu'elle partage avec Bordeaux et Grenoble. Faut-il expliquer cette maturité par la prise en compte des bienfaits de la petite reine par les pouvoirs publics? Certainement pas. Si les premières courses vélocipédiques, qui ont lieu dès 1875 autour de la place du mail, sont soutenues (sans plus) par la municipalité angevine, les années d'après-guerre sont synonymes d'une léthargie qui ne caractérise pas seulement la prise de position des pouvoirs locaux pour le cyclisme. La ville, qui a souffert, comme les autres villes, de la conscription et du départ de ses athlètes, ne brille pas par l'excès de subventions accordées aux sociétés sportives en tout genre.

Le vélodrome de la rue Montesquieu est un lieu phare du cyclisme à Angers. Une infrastructure qui montre l'influence historique de la petite reine sur la capitale de l'Anjou

La presse sportive, bien ancrée dans les années 1920 dans la capitale de l'Anjou, dénonce fortement cette prise de position réservée. Cette presse, d'ailleurs, influencée par le dynamisme du Petit Courrier et de son célèbre rédacteur sportif, Victor Dauphin, joue le rôle d'organisatrice d'évènements cyclistes. Elle incite également les angevins à subventionner le projet de construction du vélodrome d'Angers en 1922, qui existe toujours aujourd'hui. C'est le temps où Moulin fait les beaux jours du sport angevin. Les deux clubs cyclistes de la ville, le MVDA (Moto Vélo Doutre Angevin) et le Véloce Club, fusionnent. Seulement, Angers, qui a connu le faste des arrivées de la Grande Boucle avant-guerre, perd son statut de ville de cyclisme.

Prochain épisode: les grands noms du cyclisme angevin

Par jérémy
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 18:13

Depuis pas mal d'années déjà, le recrutement des équipes françaises reste discret. Pour l'intersaison 2009-2010, nos formations ne dérogeront pas à la règle. En tout cas, à un mois de la fin de l'exercice 2009, aucune tête d'affiche du cyclisme mondial ne s'est engagé en faveur d'une équipe de l'hexagone. La faute, comme tous les ans, à ds budgets qui ne peuvent concurrencer les grandes ecuries. Seulement, en cette fin de saison, d'autres facteurs semblent expliquer cette léthargie. INFO-VELO fait le point sur les quatre équipes Pro Tour françaises, et sur les risques, à long terme, de cette discrétion.

Bbox Bouygues Telecom: un marché en stand-by:


Début août, Jean-René Bernaudeau annonçait aux fans des turquoises de Bbox Bouygues Télécom l'arrivée d'une pointure du peloton dans le domaine des classiques. Très vite, le nom de Gert Steegmans est avancé. Trop vite, certainement, car le belge, en difficulté avec la Katusha, a depuis choisi The Shack, la structure qui a vu le jour récemment, et au sommet de laquelle on retrouvera le septuple vainqueur du Tour, Lance Armstrong. Depuis, le manager de l'équipe vendéenne a recruté utile, mais sobre. De retour après un passage au Crédit Agricole et à la Caisse d'Epargne, Anthony Charteau tentera de se relancer. A l'aise sur les courses d'après Tour de France, Freddy Bichot, libéré par Agritubel, vient également grossir les rangs d'une formation qui a, de toute façon, l'habitude de faire sans leader.

Cela dit, Bernaudeau sait que les jours du sponsoring de l'opérateur de téléphonie mobile sont comptés. Pour pouvoir attirer l'attention d'un éventuel reprenez, il se doit d'enrôler des coureurs de renom. Or, problème: la Bbox, à cette difficulté majeure, doit en ajouter une autre, non moins de taille: sa licence Pro Tour arrive à échéance, ce qui pose quelques soucis de budget. De même, cela n'incite pas les coureurs de qualité et sans contrat à s'engager avec une formation non assurée de participer aux plus grandes épreuves du calendrier. En conséquence, les protégés de Didier Rous s'en remettront à leurs chefs de fil habituels, Pierrick Fédrigo et Thomas Voeckler

Dans le sens inverse, on sait déjà que Martias, en perte de vitesse, cherchera un second souffle chez Saur-Sojasun. Lers cyclocross-men Belgy et Labbe ne seront pas reconduits. Vainqueur d'une étape de la Tropicale Amissa Bongo, le russe Evgeny Sokolov ne sera lui aussi pas conservé.

Cofidis a l'accent belge:



Jusqu'à aujourd'hui, la formation d'Eric Boyer a fait signer 5 coureurs. Parmi eux, quatre belges, dont les prometteurs Romain Zingle, déjà stagiaire l'an passé, et Kévin Ista, réputé pour ses capacités de sprinteur. Le sprint...., un domaine dans lequel le bélarus Alexandre Usov aura déçu cette saison, au même titre que Maryan Hary, qui aura connu bien des difficultés depuis sa grave chute, il y a quelques années déjà. Hervé Duclos-Lassalle, Romain Villa, Sébastien Portal ou l'ancien champion de France Florent Brard, devront également chercher une équipe cet hiver. Du côté des arrivées, après avoir longtemps pensé faire signer Romain Feillu à la veille du championnat de France, Eric Boyer joue la carte de la jeunesse pour 2010. Tony Gallopin franchit ainsi le Rubicon après deux années passées chez Auber, à accumuler de l'expérience.

Là encore, cela semble bien peu pour une équipe qui n'a pas remporté de succès majeur en 2009, malgré quelques beaux coups d'éclats signés David Moncoutié, Rémi Pauriol, ou Rein Taaramae, dont on attend beaucoup pour la saison à venir.

La Française des Jeux perd gros:



Avec les départs de Sébastien Joly et de Jérôme Coppel, l'un des grands espoirs français, Marc Madiot doit se faire du soucis, en attendant la véritable ecclosion d'un Rémi Di Grégorio. Les frères Madiot ont encore quelques semaines pour compléter leur effectif: Arthur Vichot, stagiaire depuis Août, sera le seul néo-pro à signer cette saison. Pierre Cazaux, discret mais efficace dans les rangs de Roubaix-Lille Métropole, pourrait s'engager dans les prochains jours. C'est cependant bien peu pour l'instant. Là encore, comme pour Bbox, la question du renouvelement de la licence Pro Tour semble être un handicap. Si cela ne bougeait plus d'ici à la fin de saison, Anthony Roux, 3eme des derniers championnats de France et excellent à Plouay, pourrait endosser de nouvelles responsabilités, au même titre que Yoann Offredo. Plus que l'arrivée de coureurs de talents, ce sont des révélations qui sont attendus, chez les hommes flanqués du trèfle.

Ag2r-La Mondiale: priorité à la régularité:



Vincent Lavenu, fin mai déjà, annonçait un changement de cap sur le choix des coureurs. En difficulté jusqu'à Juin, l'équipe Ag2r-La Mondiale s'est montrée la plus entreprenante sur le marché des transferts. David Le Lay et Maxime Bouet, libérés par Agritubel du fait de l'arrêt de cette dernière, se sont tous deux engagés pour deux ans. En Août, il s'en est fallu de peu pour que les frères Feillu ne s'engagent. Ag2r, qui était la seule formation à proposer un contrat de deux ans au duo de frangins, ne pouvait s'aligner financièrement. Dommage pour Lavenu, qui envisageait pourtant de faire signer un voir deux leaders reconnus. Mais le marché de Lavenu n'est pas terminé. En passant devant l'étalage des jeunes coureurs, il s'est servi d'un certain Ben Gastauer, un jeune luxembourgeois très prometteur, issu du vivier de l'équipe Pro, Chambéry-cyclisme. Un vivier dont étaient issus Sénac, Sonnery, ou Poulhiès, tous sur le départ. Alexandre Pliushin, en partance pour Katusha, de même que Stéphane Goubert, qui prendra sa retraite après une carrière bien remplie, ne porteront plus les couleurs de la formation savoyarde l'an prochain.
Par jérémy
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 00:50

A 27ans, Rémi Pauriol est une valeur sûre du cyclisme hexagonal. 3eme du Tour de Catalogne en 2008, après avoir porté le maillot de leader jusqu'à la veille de l'arrivée, l'Aixois a certainement réalisé en 2009 sa meilleure saison, depuis son passage chez les pros. Vainqueur en en Février du GP d'Ouverture La Marseillaise et du très corsé GP de Lugano en Suisse, le coureur de chez Cofidis ne pourra savourer une fin de saison qui s'annonçait bien, pourtant, avec, pourquoi pas, une sélection possible pour les Mondiaux helvètes. La faute à une vilaine chute sur la Clasica San Sebastian, début Août, synonyme de fin de saison. Stoïque, Rémi prépare déjà son retour. Avec la volonté de faire encore mieux.....


Rémi Pauriol remporte la première course française de la saison, le très convoité GP La Marseillaise. Presque à domicile. (Image: Kazeo.com)

-INFO-VELO: Une fracture de la clavicule, une fracture sur la tête du fémur début août. On peut dire que tu n'auras pas été épargné par les blessures cette année.....

Rémi Pauriol: En effet! J'espère que la série est terminée pour un bout de temps maintenant et que je pourrais faire une saison pleine en 2010. Néanmoins, malgré ces déboires, l'année n'a pas été mauvaise en terme de résultats avec 2 victoires et des places dans les 10 premiers d'étapes sur de belles courses comme Paris-Nice, le Dauphiné et le Tour de France.

-I-F:Quand espères-tu reprendre l'entraînement? On peut imaginer qu'avec une blessure début août et une convalescence de 30 à 40 jours, tu seras particulièrement motivé par le début de saison 2010, non?

R-P: J'ignore encore quand je vais reprendre l'entraînement. Je passe un scanner le 10 septembre pour voir si la consolidation de l'os est correcte. En ce moment, je commence à marcher normalement et je nage beaucoup aussi. Rien ne presse pour le moment au niveau de l'entraînement, il s'agit plutôt de prendre le temps de récupérer avant de forcer sans risque à 100% sur ma jambe. Pour le vélo, ça me permet de faire une coupure physique et mentale. De cette façon, j'aurais une grosse envie de rouler quand il sera temps de préparer l'année prochaine.

-I-F:Psychologiquement, comment endures-tu cette blessure, sachant qu'une sélection pour le Mondial semblait te tendre les bras?

R-P: J'étais déçu car je voulais essayer de faire une bonne fin de saison. J'avais encore de la fraîcheur et l'envie après le Tour grâce à ma première blessure. Avec la Vuelta et peut-être les championnats du monde même si rien n'était acquis pour ces derniers, surtout avec une équipe de 6 coureurs seulement.

-I-F:Revenons sur ton Tour de France. Avec le recul, es-tu satisfait de ta course? Qu'est ce qui t'a manqué, le jour où tu es échappé, en compagnie de Nicki Sorensen, vainqueur ce jour-là?

R-P:J'étais moins fort que les autres, tout simplement. Il y a eu une bagarre de 70km en début de course pour "prendre la bonne". Ensuite, j'étais usé par le rythme que maintenaient mes compagnons d'échappée. Je ne peux pas avoir de regret, j'ai fait le maximum.
Pour l'étape du Grand Bornand, par contre, il est dommage que le peloton soit revenu si fort sur nous car j'étais un des plus forts de l'échappée, puisque j'ai pu m'accrocher aux meilleurs dans le col de Rome et terminer 10e de l'étape.

-I-F: De ton point de vue, l'équipe Cofidis a-t'elle réussi son Tour?

R-P: On nous avait demandé de prendre un maximum d'échappée. C'est comme cela que l'on pouvait viser une ou deux victoires d'étapes. Là-dessus, on n'a pas failli en étant représenté devant quasiment tous les jours. Après, il nous a manqué soit de la réussite, soit de la force pour concrétiser. Mais je pense qu'on a vehiculé une bonne image, offensive, de l'équipe.

-I-F: Cette saison, tu gagnes à Lugano dans des conditions dantesques. Pour un gars du sud, tu sembles plutôt à l'aise dans le froid et sous la pluie, non?

R-P: C'est vrai, paradoxalement! Et à La Marseillaise aussi il pleuvait en début de course. Je n'aime pas la pluie, c'est désagréable de rouler dans de mauvaises conditions climatiques. Et d'ailleurs, en bon provençal, il est rare que je parte rouler à l'entraînement quand il pleut, mais je remarque que lorsqu'il se met à pleuvoir, alors que d'autres peuvent être moins bien et ont les jambes dures ou ont peur de la chute, moi, au contraire, je suis de mieux en mieux. Là où cela m'a vraiment choqué, c'est sur l'étape du Tour qui arrivait à Barcelone. jJe n'étais pas bien du tout en début de course par temps sec. Il s'est mis à pleuvoir et sur la fin de course j'attaquais et je me sentais super bien!

-I-F: A Lugano, tu bats Davide Rebellin au sprint, ce qui n'est pas rien. Est-ce que cette victoire correspond à un déclic?

R-P: J'étais très content de gagner une si belle course même si depuis, l'image de mon second a été entachée! Cela m'a donné confiance, simplement, pour regagner des courses avec un plateau international.

-I-F: La France aura 6 coureurs à Mendrisio. Pour toi, est-ce une difficulté évidente, ou, pourquoi pas, un mal pour un bien?

R-P: Dans la course, je ne pense pas que ce sera trop gênant. Le poids de la course ne reposant pas sur la France, nos coureurs vont laisser les italiens et les espagnols s'en charger et tenter de les suivre et de les battre sur la fin. Ce qui est gênant, c'est le déclin de la France qui n'est plus classée parmi les grandes nations du cyclisme. Mais pour notre défense, je trouve que le barème de calcul est incohérent, avec seulement les 5 meilleurs coureurs de chaque nation pris en compte pour le classement, ce qui avantage les nations ayant peu de coureurs, mais très forts (ex: le Luxembourg). Alors qu'en France, même si nous n'avons pas de coureurs dans le top mondial, nous avons beaucoup de coureurs de niveau correct. Pour preuve, la France est la nation en tête au décompte des victoires UCI de la saison...

-I-F: Quel regard portes-tu sur ton jeune coéquipier, Rein Taaramae?

R-P:Il est très prometteur, A 22 ans, il a déjà fait de gros résultats sur le Tour de Romandie et le Tour de Suisse au printemps. Il ne s'est pas relâché pendant l'été puisqu'il a remporté le Tour de l'Ain. Je suis impatient de voir ce qu'il va donner sur la Vuelta, qui est son premier tour.Je le vois bien autour de la 10e place du général.

-I-F: Quels liens conserves-tu avec ton club formateur, Le VC La Pomme Marseille?

R-P: J'y suis toujours licencié et je vais rouler dès que je peux avec les juniors ou les espoirs du club. Je suis reconnaissant pour le gros travail de formation qu'il réalise et qui est maintenant reconnu par beaucoup d'équipes professionnelles qui puisent chaque année dans le vivier des coureurs espoirs.


Un grand merci à Rémi pour sa disponibilité et sa gentillesse.

 

Interview réalisée le 2 Septembre 2009


Le palmarès de Rémi Pauriol:

-2eme de Paris-Corrèze en 2006

-Vainqueur de la Route Adélie en 2007 et 3eme de la Coupe de France Crédit Agricole cette même année.

-Vainqueur d'étape sur le Tour de Wallonie en 2007
-3eme du Tour de Catalogne en 2008
-Vainqueur du GP d'Ouverture La Marseillaise et du GP de Lugano en 2009

 

Le blog officiel de Rémi Pauriol: http://pauriol.sport.fr/


Par jérémy
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Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 22:21

Danilo Wyss, Martin Kolher, Mathias Frank sont peut-être des noms qui, par leur nom, ne vont diront rien. Et pour cause, la formation de John Lelangue, toujours présent dans le peloton après les déboires de le défunte Phonak de Floyd Landis, qui a décidemment fait plongé beaucoup de monde, n'a pas l'habitude de courir sur les terres hexagonales, si l'on excepte, cette année, une participation au Circuit de la Sarthe-Pays de Loire. Pourtant, depuis la mi-août et l'intensification du marché des transferts, l'équipe américano-suisse fait couler beaucoup d'encre. Karsten Kroon, le coureur hollandais de la Saxo Bank, a été le premier à s'engager en début de semaine, pour une durée de deux ans. Spécialiste des classiques, 2eme cette année de l'Amstel Gold Race (mais également 4eme à Kuurne, 5eme de la Flèche Brabançonne et 14eme du Ronde), il reste l'une des valeurs sûres du cyclisme batave.

20092488-109377.jpgL'équipe des classiques du Team BMC aura fiere allure sur les classiques de printemps

Kroon vient renforcer le groupe des coureurs des classiques, bien peu fourni jusqu'ici. Mais avec les signatures cet après-midi du récent champion des Etats-Unis, George Hincapie, du Champion du Monde 2008 Alessandro Ballan et d'un vainqueur de Gand-Wevelgem, Marcus Burghardt, la chose commence à avoir fière allure. Des arrivées, en tout cas, en accord avec le projet de Lelangue: "nous souhaitons avant tout nous afficher sur les classiques belges du printemps", expliquait-il. Avec ces quatre hommes d'expérience, il est certain que le changement est total dans une équipe qui ne comportait pas vraiment de leader jusqu'ici, si l'on excepte le vétéran suisse Alex Moss. Une progression qui semble néanmoins logique. Car BMC, formation pro continentale, tend à accéder au rang Pro Tour dès que possible. En recrutant quatre grands noms, les hommes en blanc et noir espèrent ainsi attirer les regards des organisateurs des  trois grands Tours. Car outre ces piliers, la photo de groupe en Janvier prochain verra également apparaître deux transfuges d'Astana, Michael Schar, et Steve Morabito, réputés bons grimpeurs. De quoi attirer l'attention des suiveurs.....

Par jérémy
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Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 21:23

Difficile de parler de réel équilibre pour qualifier une équipe de France qui ne comportera que six éléments à Mendrisio (Suisse). La faute à un classement UCI arbitraire, pour certains. Le débat n'est pas forcément d'actualité et le nouveau sélectionneur tricolore, Laurent Jalabert, très présent auprès des coureurs concernés par cette sélection, a bien compris qu'il faudrait i avec. En ce sens, à défaut de jouer sur la quantité, la délégation française devra jouer la carte de l'opportunisme. C'est pourquoi l'ancien numéro 1 mondial a privilégié la motivation au talent pur. Un choix qui semble, compte tenu des circonstances, parfaitement justifiable et en parfaite cohérence avec les six noms retenus cette année.

Pierrick Fédrigo sera le principal atoût de l'équipe de France

Car, avec trois coureurs en moins qu'à l'accoutumée, il n'était pas question de négliger le moindre critère de sélection. Un Mondial, c'est d'abord une course en circuit, exercice particulier qui nécessite la maîtrise du placement et un sens aiguisé de la course, auxquels on peut ajouter une bonne dose d'altruisme. Trois des six retenus correspondent parfaitement à ces premiers critères: le porteur du maillot tricolore, Dimitri Champion, vainqueur à Saint Brieux d'un championnat de France disputé....sur circuit; Christophe Riblon, très en vue également en terre bretonne; et Pierrick Fédrigo, vainqueur sur le fameux tracé de Plouay en 2008, et second encore cette année. Pour ces trois-là, le choix s'explique autant par l'évidence du talent (Fédrigo) que par le profil même de ces coureurs, en adéquation totale avec la topographie du circuit helvète.

Dimitri Champion portera un autrre maillot national, fin septembre


Pour les trois autres, l'expérience, la force et la forme du moment suffisent à expliquer le caractère inévitable de leur sélection. Un Sylvain Chavanel désormais bien ancré dans le costume de leader du cyclisme national. Ajoutez-y un Thomas Voeckler plein de panache, capable de coups d'éclats, et un Christophe Le Mével dans la lancée de son très bon Tour de France, et vous obtenez une   plus homogènes, où chacun est capable de se glisser dans un coup. Car tous ou presque disposent d'une bonne pointe de vitesse. Idéal dans un petit groupe qui parviendrait à se détacher.... Alors, la France à six, un mal pour un bien? Oui et non. Il est indéniable que le nombre fait parfois la force. Or, la France à neuf, ces dernières années, n'a pour ainsi dire jamais pesé sur le déroulement de la course. En Suisse et à six, elle pourrait bien jouer les trouble-faits 

Par jérémy
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